



CENDRES DU POSSIBLE
THE LAST POEM OF REVOIR LE MATIN
XXXIII.
Je suis à l’aube d’une des petites morts de ma vie
à la fin de la spirale
à l'acmé de la transition
comme si la montagne était gravie et pouvait se briser en mille rocailles
L’aube a été atteinte, fin de la nuit donc fin du rêve et des étoiles possibles
J’entre dans l’après, dans un coucher de soleil matinal, aux couleurs définies pendant cette longue nuit où je me suis tant perdue, aveugle, pleutre dans les rires, les pleurs, les peurs, les peurs de déplaire qui me renvoyaient à d’autant plus d’obscurité, à mes tréfonds internes et impossibles, berceaux de mes mines et mes carrières.
La flamme grandit et la bougie perdra bientôt son utilité. J’ai tant créé, fantasmé, aimé ce moment qu’il me déçoit. Toutes les questions pour une seule réponse.
Je pleure maintenant car la sortie du chaos a tué les possibles. Le destin s’est installé contre et pour toute attente. Il est imposé, écrasant et orgueilleux du haut de ses pilotis, construits dans les marais de ma douleur et de mon indécision. Il trône, ce lion solitaire à la crinière qui brûle des rayons de l’ancien soleil: le plus brûlant et le plus fragile.
Je l’ai tant voulu que je l’ai enfermé. Je l’ai tant voulu que j’ai appris à ne plus l’aimer.
Je brûle maintenant des cendres du possible.
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