WITH and for marie hazard

I wrote

je perds

Poem based on Marie Hazard’s piece for Villa Belleville

December 2023, Belleville, Paris, France

comme des cendres perdues dans l’écume, paysage de pensée aux échelles qui semblent lier magma et rationalité, s’invitent à tour de rôle, la mer, le vide nouveau et les constructions du souvenir.

je perds et je vis, autrement, à nouveau, de nouveau, différemment

la mer crée tous les commencements, au gré des étapes et des recoins qu’elle visite, 

des clochers qu’elle incline.

je perds comme une partie de moi, une partie des mots qui se ressemblent 

et s’érige maintenant

 la figure du passé fait vague

les fils tiennent et inspirent désormais ce décor, portent, avec leur solidité fragile, cette topographie de la promesse. S’y reflète, dans la discrétion d’une lumière contrainte, l’étendue de l’héritage, de ses espaces vides et impossibles où seul trône alors, le fil du souvenir.

Marie Hazard transforme son usage du fil dans l’installation « je perds » et y convie perles et nouveaux entremêlements. Oeuvre à quatre mains, où ses idées ont rencontré la technique de Marie Baffard, ce paysage s’éclaire discrètement d’une vidéo, filmée par l’artiste dans sa ville natale, le Havre. Invitant à la renaissance et au souvenir, Marie Hazard détisse la notion d’héritage pour en créer une topographie sinueuse, comme une nouvelle étape de vie et de travail s’imposant en évidence suite à la perte récente de son père. 

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